Les Pas Perdus

Théâtre

Denise Bonal

Théâtre sans lien (Beaufour Druval – 14) – Scène amateur FNCTA

Lieu des au revoir et des adieux, lieu des histoires meurtries, aux décisions décousues, aux envols vainqueurs, lieu de toutes les souffrances, de toutes les interrogations et de tous les espoirs, lieu des larmes chaudes, des mains jointes et des serments hâtifs, lieu des derniers sourires, des paroles qu’on n’oubliera jamais et des baisers donnés pour la vie, voici la gare. Passent et repassent les hommes pressés, les femmes avec leurs enfants, les errants, les familles électriques, les fantômes du monde entier, les anonymes, couleur de fumée, les fous qui parlent seuls… Voici la gare. La gare déclinée sous toutes ses formes, grouillante d’humanité…

La pièce offre au spectateur des scènes brèves, une galerie de personnages qu’il a peut-être croisés ou qu’il aurait pu rencontrer au hasard d’une gare. Une émouvante invitation à une halte avant le voyage.

Avec Laurence Abellan, Danièle Fescia, Christine Guilbert, Jeff Guilbert, Lucien Lepicq, Damien Lepoutre, Isabelle Leriche, Isabelle Lorilleux, Nathalie Mauquest, Martine Montmayeur, Marie-Claude Perchey, Mickaël Soyez, Nelson Ziane

 Mise en scène : Chloé Guilbert

Vents contraires

Théâtre

Jean-René Lemoine

 Les Passeurs de jeu   (Ferreux – Aube) – Scène amateur FNCTA

Amour, désir, manipulation. Des couples qui s’aiment, se détestent, se trompent, c’est d’une absolue banalité. Mais ce ne sont pas seulement des histoires d’adultères, c’est une plongée dans la violence des relations, dans ce monde agressif où chacun essaye de survivre en aimant ou écrasant l’autre. Et parfois, c’est la même chose… Ils n’ont à certains moments aucun sens moral mais, en même temps, possèdent une extrême pureté, poursuivent une recherche d’absolu, d’idéal. Des êtres impuissants, passifs et désespérés devant la brutalité du monde qui caractérise notre société.

Suivant le droit fil des comédies cruelles de Marivaux, Vents contraires analyse la société contemporaine, la marchandisation des corps se faisant ici l’écho des implacables lois du libre échange et du désespoir d’une communauté qui a abandonné l’être pour l’avoir. Que reste-t-il à ces êtres figés dans la tourmente d’un monde inéluctablement marchand, complices volontaires ou involontaires d’une société qui a détruit leurs idéaux ?

Passionnante radiographie de notre époque, servie par une mise en scène délicate et habile et des comédiens passionnés…  Il serait dommage de passer à côté !                               

Avec cette pièce, Les Passeurs de jeu ont remporté en 2017 le premier prix Festhéa.

Distribution : Eric Beauvillain, Catherine Colas, Marilyne Colombo, Laurence Dubus, Sandra Samson.

Mise en scène : Corinne Tissier

Grammercy Parc Hotel

Théâtre

Laurent Gaudé

Théâtre d’en Haut (Rouen) – Scène amateur FNCTA

Dans les rues de New York, Mo, poète insomniaque et amoureux de sa ville, décide de retrouver le souvenir d’une nuit de bonheur unique, en retournant au Gramercy Park Hôtel. Devenu vieux, il laisse déferler son passé. C’est toute l’effervescence de la bohème artistique de sa jeunesse qu’il revit. Pour la première fois depuis si longtemps, il repense à Ella, la femme qu’il a aimée, à leurs joies et à leurs déchirements. Il se souvient de l’amour fou qu’il a éprouvé pour Ella trente ans auparavant. La folie, la mort ont emporté ces moments de bonheur. Au soir de sa vie, il tiendra enfin la dernière promesse qu’il lui avait faite, retourner au Gramercy Park Hôtel.

Un duo paroles – guitare, en plein cœur de l’ambiance noctambule de New York des années 70. Tout l’univers de Laurent Gaudé à savourer.

Avec Yves Catho et Jean Thiberville.

Mise en scène: Yves Catho

Le Moche

Théâtre

Marius Von Mayenburg

Compagnie  Les Évadés du canal (Paris) – Scène amateur FNCTA

Le jour où son patron refuse de l’envoyer représenter l’entreprise dans un congrès professionnel au motif qu’avec sa tête on ne peut rien vendre du tout, Lette découvre avec stupeur qu’il est moche. Catastrophiquement, irrémédiablement moche. Se découvrant ainsi déformé et condamné par sa laideur à être un citoyen de seconde zone, Lette se décide pour la chirurgie esthétique. L’opération est une réussite spectaculaire. Sa femme en devient toute frémissante. Lette s’interroge : l’homme qu’elle embrasse si goulument, est-ce bien encore lui ? Professionnellement, c’est un triomphe. Mais très vite, le visage de Lette prend tout l’espace dans sa relation aux autres. Grisé par cette nouvelle sensation, Lette multiplie les conquêtes, délaisse le travail qui était sa passion. Sa beauté est telle que tous veulent lui ressembler.

Mais si seul ce visage importe, que reste-t-il de l’homme ? Qui est Lette à présent ? Ainsi le spectateur vivra comme Lette la vertigineuse sensation de ne plus savoir qui ressemble à qui, et ce qui fait qu’un individu se distingue radicalement des autres. Un questionnement philosophique et … humoristique à ne pas manquer !

Distribution : Stephan Broudian, Fabrice Lemmonier, Marc-Antoine Lestrat, Marion Plaza 

Mise en scène : Marianne Pujas

Rouge !

Théâtre

Performance

Compagnie LEA-association Ecorpsabulle  (Saint-Lô) – Scène professionnelle

Au printemps des poètes, les arts, les âges, les genres s’emmêlent et la rue se met à danser ! Un grand moment à partager.

1 compagnie

Improvisations musicales et dansées tout terrain 
Quand un musicien bricoleur et une danseuse tout terrain se rencontrent, ils s’adaptent au lieu, dans un arbre, de l’usine à la cuisine, du salon au jardin, du hall de gare à la piscine… Ils ne sont jamais là où vous les attendez ! Les deux compères tissent des histoires et créent des espaces poétiques composés instantanément, sous vos yeux. Chaque improvisation est unique.

Bubu Bricole : Contre huche, saxophones, clarinette, guitares, voix, boites, bouteilles, jouets, diable, valises et petites cuillères.
Lolita Espin Anadon : Garde robe, jeux, bonbons, escaliers, suspensions, chutes, nez rouge et jouets.

12 classes, des notes, un mot, le corps…

Depuis plusieurs années, le festival Paroles Paroles initie des projets passerelles entre les établissements scolaires du  Canton. Après des temps d’ateliers autour de la danse contemporaine encadrés par la compagnie LEA et les enseignants,  les classes tirent au sort un mot, une musique… Et la création devient un  jeu d’enfant ! En quelques semaines, ils deviennent à leur tour danseurs, conteurs, comédiens. Dans différents lieux de la ville, les enfants présentent leurs œuvres sur des musiques jouées en live par les orchestres de l’école municipale Erik Satie.

Ecole municipale de musique Erik Satie / Ecoles Caubrière et Champlain – Honfleur / Gonneville-sur-Honfleur / Collège Alphonse Allais / Lycée Albert Sorel

 

Mercredi 6 mars 2019  (repli au grenier à sel en cas d’intempérie)

16h30 : Enfants  – Place de la Mairie / Place Ste-Catherine

17h30 : Cie LEA – Place de la Mairie

18h00 : Enfants  – Jardin du Tripot / Lieutenance

19h00 : Cie LEA – Jardin du Tripot

 

 

L’Heure lycéenne : “Prête-moi ta lyre…”

Théâtre

Atelier théâtre du lycée Albert Sorel / classe de chant de l’école de musique Erik Satie

Honfleur – Scène amateur

 « Prête- moi ta lyre, je chanterai tes mots. » Voilà la phrase que l’on pourrait imaginer comme fil rouge de cette forme courte que proposent les lycéens amateurs de théâtre, associés cette année à des chanteurs amateurs de tous âges. En effet, beaucoup de textes littéraires ont inspiré les musiciens : Beaumarchais a certes inspiré Mozart, mais tous les poèmes de Victor Hugo ou de Baudelaire ont été mis en musique une fois, deux fois, trois fois… Nous vous proposons d’entendre quelques-uns de ces textes en miroir : une fois joué, une fois chanté… Car les comédiens et les musiciens font partie d’une seule et même famille !

Venez voir les comédiens, voir les musiciens qui arrivent… Ils ont entre 15 et 18 ans et aiment les planches ; ils ont plus de 10 ans, certains beaucoup plus, et sont passionnés par le chant ! Venez partager avec eux des paroles et encore des paroles …

 Avec les élèves de l’atelier théâtre du lycée Albert Sorel, sous la direction d’Isabelle Taillandier / les élèves chanteurs, sous la direction de Audrey Hiebel.

La Trilogie de l’exaspération

Théâtre

L’Exaspération du Prince / Latex Burka / Eden 2.0

Léon Louis Véga

Les Z’Ateliers de la Tête de Bois (Honfleur) – Scène amateur FNCTA

Les trois volets de cette trilogie tournent autour d’un procédé théâtral très ancien, le Chœur, vivant ou électronique, qui exprime le paradoxe humain : nous sommes irrémédiablement tous ensemble et chacun d’entre nous est irrémédiablement seul. Dans L’Exaspération du Prince, celui-ci délivre à contre cœur un message à une horde de journalistes ; dans Latex Burka une femme surgit voilée devant les médias pour attirer l’attention sur les causes qu’elle défend ; dans Eden 2.0, qui se situe dans un futur lointain où tous les problèmes des humains sont résolus, l’héroïne essaie de sauver notre monde voué à la disparition contre la volonté de ses contemporains.

Latex Burka est une création du festival pour cette année 3 de la trilogie. Ce projet en trois actes sur trois années arrive à son terme. Il répond au désir de faire collaborer plusieurs compagnies de la région et de mélanger des genres : ainsi amateurs et professionnels, théâtre et vidéo se côtoient, et les frontières s’effacent… Représentation unique, à ne pas rater.

Distribution : Jocelyne Aucher, Servanne Avezard, Eddy Barré, Yvonne Brière, Patrick Le Cerf, Magali George, Louise Guesnet, Jocelyne Leroy, Marine Gérard, Sylvie Raoul, Sabine Rault, Marianne Reiner

Texte et vidéo : Léon Louis Véga

Mise en scène : Lorena Felei, Bernard Vercier

Une laborieuse entreprise

Théâtre

Hanokh Levin

Théâtre Arnold  (Paris – Le Havre) – Scène professionnelle

Compagnie en résidence : création 2019 pour le festival Paroles Paroles

En pleine nuit, après trente ans de mariage, Yona Popokh décide de quitter sa femme. Yona a peur de la mort, il veut reprendre sa liberté pour le temps qu’il lui reste. Sa détresse le rend injuste et ridicule. Avec un humour cinglant, ces deux clowns se séparent : lui veut à toux prix trouver un sens à sa vie, elle démontre sur tous les tons – du plus doux au plus implacable – qu’il cherche midi à quatorze heures. Dans le huis clos de leur chambre, c’est l’explosion.

Au travers de cette comédie, Hanokh Levin passe en revue ce qui constitue les couples. Mais ce qu’ils ont rêvé pour eux-mêmes n’est plus possible. Une fois encore, l’auteur dévoile son grand talent d’écriture : la langue est forte, subtile et l’humour particulièrement grinçant. Les personnages trouvent au fond de leur désespoir une pulsion de vie incroyable. Vifs, drôles et cruels, ils touchent au burlesque. Un sacré défi que les deux comédiens relèvent avec brio, portés par une mise en scène subtile et enlevée qui sert le texte au plus juste.

Avec Camille Behr et Bernard Vercier

Mise en scène : Clara Schwartzenberg

 

Jeu de planches

Théâtre

Jean-Paul Alègre

Compagnie : Ici et maintenant (Le Havre) – Scène amateur FNCTA

On joue sur les planches, mais est-ce bien un jeu ? Comment déjouer les pièges tendus par l’administration, s’orienter dans les labyrinthes des demandes de subventions, gagner les précieuses faveurs d’un féroce et influent critique dramatique… Deux comédiens ont oublié de vérifier qu’ils jouent bien dans la même pièce, deux autres ne se sont pas mis d’accord sur le sens du verbe répéter, bref, voici la vie des planches avec des incidents et beaucoup d’amour pour le théâtre !

Venez (re)découvrir ce dynamique groupe d’amateurs qui nous avaient charmés il y a quelques années avec leur interprétation de la célébrissime pièce de Jaoui / Bacri Un air de famille. Cette année, ils font le pari de mettre en lumière les saynètes de Jean-Paul Alègre qui dévoilent avec tendresse et bonne humeur les envers du décor de ce monde si mystérieux qu’est le théâtre.

Distribution :  Annie Germain – Carole Petit – Florence Haugel – Marie Christine Hautot – Sabrina Hauchecorne – Solene Colboc -Yvan Manach – Florent Bouriel – Eric Fauquant – Stéphanie Leconte

Mise en scène : Fauquant Eric

 

Retour à Reims

Théâtre

Laurent Hatat, d’après une adaptation de l’essai sociologique de Didier Eribon

 Compagnie : Théâtre du Tux Hinor (Le Havre) – Scène amateur FNCTA

A la mort de son père, Didier Eribon retourne à Reims et retrouve son milieu d’origine, le monde ouvrier, avec lequel il a rompu depuis plus de trente ans. Les retrouvailles entre un fils et sa mère sont toujours un moment de grande émotion. Elles le sont encore plus quand le temps, les itinéraires personnels, les failles intimes et les destinées sociales ont édifié des barrières difficiles à franchir.

« Je veux en faire du théâtre parce que c’est un grand livre, un livre utile, un livre dont la lecture vous change. Retour à Reims est un acte de résistance »   déclare l’auteur, Laurent Hatat. Quant aux comédiens, ils confient : « Quand le parcours intime d’un fils d’ouvrier rejoint l’histoire sociale et politique des 30 dernières années, c’est bien d’humanité qu’il s’agit…. »  « Retour à Reims est une sorte de drame intime qui résonne avec l’actualité, un passage fluide entre l’individuel et le collectif. Une analyse sociétale transformée en un beau moment de théâtre ! »

Une compagnie, un univers, un engagement à découvrir.

Distribution : Evelyne Deschamps, Michel Martret, Mickaël Millet

Mise en scène : Chantal Lebourg